Éducation bébé

Entre frère et sœur : Jalousies et rivalités

Une petite sœur est née, ou un petit frère, Pour vous, parents, c’est la joie, Mais pour l’aîné, pour le grand frère ou la grande sœur, c’est un événement déroutant.

Il va falloir partager non seulement ses jouets avec sa sœur mais aussi son territoire, mais surtout l’affection de ses parents. Un nouveau bébé, cela signifie pour le plus grand, une perte de confort, une perte de sécurité (on ne s’occupe plus uniquement de lui), C’est ainsi qu’une certaine anxiété, associée à de la jalousie, peut s’instaurer.

L’enfant peut exprimer cette jalousie plus ou moins violemment lorsque la grossesse commence à se voir, que les premiers achats, ou les préparatifs se font. L’enfant peut montrer de l’agressivité vis à vis de sa maman : « Elle est méchante maman, je t’aime mieux toi », dit Ariane, 3 ans, à sa grand-mère, L’enfant peut aussi reporter cette agressivité sur son entourage : petits camarades, poupées, voitures, etc.

Après la naissance, certains enfants n’hésitent pas à dire :

« Je ne veux plus du bébé, si on s’en débarrassait ? » Il ne faut surtout pas dramatiser ni gronder mais faire attention. Il est important que la jalousie puisse s’exprimer et qu’elle soit entendue des parents.

Savoir que l’enfant risque de souffrir de la présence du nouveau bébé va vous permettre de mieux le préparer à son arrivée : en l’associant aux préparatifs, en lui donnant un cadeau le jour de la naissance, et en suggérant éventuellement aux autres personnes de la famille d’en faire autant. Il faut aussi éviter de changer l’aîné de chambre pour y installer le bébé. S’il doit entrer à l’école au moment de la naissance du bébé, soyez attentifs à ses réactions.

À ces recommandations classiques j’ajouterai ceci :

Parlez à votre enfant de ce bébé qui va naître en lui expliquant qu’il sera tout petit. Certaines difficultés avec l’aîné viennent du fait qu’il s’attend à avoir un compagnon de jeux et se trouve en face d’un nouveau-né qui dort la plupart du temps, et qui souvent pleure ; il est parfois déçu. Montrez-lui des photos de lui-même, bébé, et il comprendre mieux qui l’on attend,

Et puis, si après la naissance, votre aîné régresse, comprenez que c’est normal ; en voyant tout le monde en admiration devant le nouveau-né, il se dit : « Pour être admiré, faisons comme le bébé », Alor: il suce son pouce et remouille sa culotte. Il se comporte également ainsi pour essayer de retrouve cette époque si proche et si confortable, et dont il a encore la mémoire, où c’était lui le petit bébé.

c’est de se sentir traité comme un grand. D’ailleurs du seul fait de la naissance, il est devenu l’aîné, c’est déjà une promotion, mais il faut l’accentuer. Par exemple, qu’il sorte avec son père pendant que sa mère est occupée avec le bébé ; qu’il continue régulièrement à voir ses amis, ou même des plus âgés. En un mot, qu’au lieu de vivre dans l’orbite exclusive de ce duo mère-nouveau-né qui ne peut que le faire souffrir et que le tirer en arrière vers sa petite enfance, on l’aide à regarder devant, en favorisant le contact avec des plus grands, Il est également souhaitable d’inverser cette situation : lorsque le papa s’occupe du bébé, la maman peut en profiter pour sortir avec son « grand », jouer avec lui, l’écouter, lui parler, lui faire des câlins.

En même temps, montrer à l’aîné que lorsqu’il était petit il était entouré d’autant de sourires, de soins, d’attentions et de petits mots tendres que le nouveau-né, l’apaisera. Et si vous en avez, c’est le moment de sortir les films de « quand j’étais petit » pour les montrer à votre aîné. Vous verrez, l’effet est en général magique.

En fin, si la jalousie de l’aîné est naturelle au moment de la naissance d’un cadet, il faut savoir qu’elle est un sentiment fraternel habituel – banal – qui circulera à double sens de l’un à l’autre. Dans la vie familiale de tous les jours, le cadet aura souvent l’occasion d’être jaloux de son aîné. La rivalité jouera alors le rôle de frein ou de moteur pour l’un et pour l’autre, suivant les circonstances, et fera partie de l’expérience enrichissante de la fraternité.

C’est ainsi l’aîné qui inaugurera dans la famille tous les événements nouveaux, de la séance chez le coiffeur au cartable de l’école. Il vivra à chaque fois l’inquiétude d’une situation nouvelle, mais aussi la promotion qu’elle représente, Le cadet est souvent l’objet de moins d’exigences, on s’adresse moins à sa responsabilité ; en revanche, vivant, quoique plus jeune, les mêmes expériences que son aîné (par exemple regarder les mêmes émissions de télévision), ou ayant envie de faire comme lui (des devoirs, aller au judo…) il est souvent plus éveillé, plus dégourdi.

Et dans la compétition qui se joue entre frères et sœurs, c’est le rôle des parents d’aider chaque enfant à utiliser les chances que lui donnent son âge et son rang dans la famille.

25 juin 2015
Entre fréres et soeurs  Jalousies et rivalités

Entre frère et sœur : Jalousies et rivalités

Entre frère et sœur : Jalousies et rivalités Une petite sœur est née, ou un petit frère, Pour vous, parents, c’est la joie, Mais pour l’aîné, […]
25 juin 2015
L'éducation silencieuse

L’éducation silencieuse

L’éducation silencieuse Rien n’est plus délicat que de donner des conseils sur l’éducation. Ils ont un caractère général qui s’accorde mal avec l’infinie variété des enfants […]
25 juin 2015
une alimentation variée et equilibree

une alimentation variée et équilibrée

une alimentation variée et équilibrée Pour satisfaire les besoins de l’enfant, l’alimentation doit être variée et équilibrée. Au début on n’a pas le choix : le […]
error: Content is protected !!