vaccination
Qu’est-ce que la vaccination ?
18 août 2016

Votre enfant grandit

Votre enfant grandit

Votre enfant grandit

En six mois, l’ enfant qui dépendait de vous pour tous ses déplacements va devenir un petit enfant de plus en plus autonome, capable d’aller chercher lui-même les jouets qui l’intéressent.

Entre 6 et 12 mois, l’ enfant vit une période mouvementée et riche de transformations. Il maîtrise de mieux en mieux ses gestes et ses mouvements. Il diversifie ses jeux et amplifie ses échanges avec ses proches.

Croissance et alimentation

Certains bébés ont un crâne large, d’autres un crâne allongé. Certains ont beaucoup de cheveux, d’autres à peine un léger duvet sur le dessus de la tête. Certains ont déjà huit dents, ou plus, et d’autres aucune. Il n’y a pas de normes, les cheveux et les dents pous­sent à leur rythme. Ne soyez ni inquiets, ni pressés : cela finit toujours par arriver ! Le bébé continue à grandir et à grossir rapidement. En moyenne, les nourrissons gagnent 8 cm et 2,5 kg au cours du deuxième semestre de leur vie. Toutefois, chaque enfant est unique et il existe de grandes diffé­rences de l’un à l’autre.

Variations d’appétit

Les variations d’appétit accentuent en­core les différences physiques. Tel bébé vorace devient un gros nourris­son potelé et joufflu. Tel autre se satis­fait de repas moins copieux, régule lui-même ses besoins et grossit moins rapidement que durant les six mois précédents; il perd quelques bourrelets et commence à prendre un aspect plus longiligne.

L’appétit du bébé peut diminuer à certaines occasions, lors d’une poussée dentaire par exemple. Par ailleurs, vers la fin du deuxième semestre, l’enfant commence à choisir ce qu’il mange, ac­ceptant tel plat et refusant tel autre. Acceptez de voir votre enfant se déve­lopper à son rythme. Peu importe que sa croissance soit rapide ou lente, l’es­sentiel est qu’elle soit régulière.

A côté des grands

Assis dans sa chaise haute, le bébé aime assister au repas de la famille après avoir terminé le sien. S’il est gourmand, il en profite pour augmen­ter notablement sa ration; sinon, il goûte un peu à tout et s’amuse avec les petits morceaux de nourriture que vous lui donnez. Bientôt, il voudra es­sayer de boire tout seul et de tenir lui-même la cuillère.

Les premiers jeux

Le bébé, qui avait déjà commencé à s’intéresser aux objets, découvre vrai­ment le plaisir de les manipuler entre 6 et 12 mois. Il devient très habile, prend ses jouets sans hésiter et les exa­mine très attentivement. Il les touche, les retourne en tous sens, les regarde, vous les tend si vous êtes près de lui. Ses doigts et ses mains savent faire de plus en plus de mouvements, qui lui permettent d’observer tout ce qui l’en­toure avec davantage de précision.

Désormais, il sait qu’une chose ca­chée ne cesse pas d’exister. Il est main­tenant capable de chercher un jouet qui a disparu, ce qui donne lieu à de nombreux jeux avec vous. Son pouvoir sur les objets l’intrigue : il fait tomber un cube et regarde sa chute ; il aime ta­per sur une cloche pour la faire tinter ; il s’amuse beaucoup à faire rouler une balle sur le sol et à la poursuivre.

L’angoisse du 8e mois

Vers le 8e mois, le bébé devient plus conscient du monde qui l’entoure. Il fait la différence entre ses proches et les inconnus et il se détourne souvent avec crainte du visage des personnes qu’il ne connaît pas. Les difficultés et l’angoisse liées à la séparation d’avec ses parents se manifestent aussi au mo­ment où il s’endort. C’est l’occasion de pleurs; le bébé refuse d’accepter la so­litude de la nuit et de trouver le som­meil. Les réveils nocturnes deviennent plus fréquents. Il a besoin d’être ras­suré. Accompagnez-le vers le sommeil avec affection et fermeté. Avant le cou­cher, préservez un moment calme et soyez disponible pour lui. Donnez-lui un jouet familier, rassurant et apaisant : nounours, peluche, morceau de tissu.

Nounours, doudou ou autre ninnin

En effet, lorsqu’il est angoissé, le bébé peut choisir un objet, toujours le même, qu’il serre contre lui pour se ras­surer. Cet objet est dit « transitionnel », car il lui permet de faire la transition entre l’état de fusion affective avec sa mère ressenti les tout premiers mois et la relation nouvelle qu’il a avec elle, où elle est une personne extérieure et dif­férente de lui-même. Cet objet très im­portant pour le bébé l’aide à surmonter l’angoisse de la séparation. Il doit abso­lument être privilégié et respecté.

Bientôt prêt pour la marche

Pendant cette période, le bébé fait de spectaculaires progrès physiques, car son tonus musculaire se renforce. Il commence à s’asseoir seul et se tient très bien assis entre 6 et 9 mois. En gé­néral, il rampe ou se déplace à quatre pattes de plus en plus habilement. Il devient capable de se redresser et de se maintenir debout s’il se tient à quelque chose, le pied d’une table, le bras d’un fauteuil. Il progresse très rapidement vers l’autonomie physique. Ses nou­velles aptitudes lui permettent aussi de se servir habilement de ses mains et de se déplacer sans votre aide pour élargir son champ d’exploration.

À quel âge marchera-t-il ?

Chaque bébé franchit ces étapes au moment où il y est prêt. Le tonus et la force musculaires, ainsi que le sens de l’équilibre, sont très variables d’un bébé à l’autre. Il n’existe pas de normes. Il est préférable de ne pas comparer les performances de deux en­fants, fussent-ils tous deux les vôtres.

Ne pensez pas «mon fils doit mar­cher à 1 an » ou «ma fille de 16 mois ne marche pas : elle est en retard ». Ce qui compte, c’est que chacun des pro­grès du développement d’un enfant (marche, langage, propreté) prenne place au cours d’une période donnée, appelée « période sensible » par les mé­decins, et non pas à un âge précis. Ainsi, votre bébé, comme la plupart des enfants, marchera entre 10 et 18 mois, voire un peu plus tard ; à l’in­térieur de cette période sensible, on ne peut parler ni d’avance ni de retard. Si vous êtes inquiets de constater que votre enfant ne marche pas encore, n’hésitez pas à en parler à votre médecin.

Les premiers pas

En se dressant pour marcher, le bébé franchit un cap important. Mais il est encore instable. Son dos est cambré lorsqu’il est debout, ses pieds sont écartés. Sa démarche maladroite et ba­lancée évoque celle d’un canard. C’est l’époque du «château branlant», où la moindre chiquenaude suffit à lui faire perdre l’équilibre. Commence alors la période des bosses, stade délicat où l’enfant, encore fragile, sans conscience du danger et de ses limites, mais avide de se lancer à l’aventure, est suscep­tible de se faire mal. L’aider, à ce stade, consiste à créer autour de lui un climat de « sécurité matérielle et affective », et non pas à l’empêcher de tenter ses propres expériences. Assurez-vous au­tant que possible que son environnement est sûr, en éliminant les objets dangereux et les causes d’accident. Encouragez-le dans ses découvertes en le laissant faire seul ses premières ex­plorations. L’aider, c’est aussi maintenir avec lui une relation étroite, se mettre à sa place et anticiper ses réactions afin de prévenir les dangers réels, que vous seuls pouvez imaginer.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

error: Content is protected !!